Mes fleurs d’automne

Scroll this

Je m’imaginais déjà les porter avec une robe légère et ma peau halée…

Hélas, mes priorités se sont bousculées cette année. Entre les bambous qui ont envahi ma terrasse, la rénovation de ma cage d’escalier et la nouvelle cuisine, nous voilà en automne et bientôt en hiver.

Il faut dire aussi que mon atelier a perdu sa fonction principale pour prendre celle d’un fourre-tout. Quel dommage! La faute à qui? Et bien à moi!

Alors je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour écrire quelques lignes sur une de mes passions. Cela devrait m’aider à prendre mon courage à deux mains et dégager ce b….. Et par la même occasion, à me présenter un peu à vous.

Il y a bien longtemps que j’ai commencé à m‘intéresser à la bijouterie.

C’est ma maman qui m’a offert ma première formation chez un bijoutier. Formation qui lui avait couté à l’époque 20000 francs belges ( +/- 500 euros). Merci Maman. Dix cours avec les outils de base dont quelques limes, un baguier, une scie et de la cire à sculpter. Un petit matériel qui sublimait déjà mon samedi matin rien qu’à lui seul. C’est donc lors de cet apprentissage que j’ai réalisé mes premières pièces et que j’ai été initiée à la technique de la fonte à la cire perdue*.

S’en sont suivies plusieurs formations en Allemagne mais surtout une au GIA (Gemological Institute of America) à Carlsbad en Californie. Là, j’ai appris de nouvelles techniques comme la découpe, la soudure ou le sertissage**. Mais j’ai surtout appris  à réaliser des pièces provenant de métaux laminés***et de fils tirés dans des filières***.

J’ai bien entendu, à mon retour, cassé ma tirelire et monté mon propre atelier. C’est à ce moment-là que ma passion pour la bijouterie s’est renforcée.

Avant, mes bijoux, je les offrais. Maintenant, je les fais pour moi. Mais qui sait? Un jour, je les ferai peut-être pour vous… ou mieux encore, je vous apprendrai à les faire…


Les bagues ont été réalisées en or 14 K (mon préféré car moins jaune) et en argent 925. Celles en argent ne sont pas encore terminées (mes moins préférées)!

L’idée de départ était de porter les deux bagues ensemble sur le même doigt. J’avais donc besoin de deux anneaux exactement identiques. Comme l’or est assez cher et qu’il faut minimiser les pertes, j’ai d’abord réalisé un anneau (ma maquette) avec du fil d’argent  de 2,5 mm de diamètre. Le but était de créer mon moule en silicone pour pouvoir obtenir mes deux anneaux identiques en or 14 K.

J’ai percé chaque anneau d’un trou central de +/- 2 mm de profondeur et de 0,8 mm de circonférence, trou permettant l’assemblage de l’anneau avec la fleur.

J’ai scié directement les petites fleurs à partir d’une plaque d’or 14 K de 1 mm d’épaisseur. J’avais au préalable fait des essais sur papier. Une fois sciées, les fleurs ont été percées (pour les étamines) et embouties pour prendre la forme désirée. 

Les étamines ont été réalisées à partir de fil d’or 14 K de 0,8 mm d’épaisseur.

J’ai réalisé l’assemblage des bagues en deux étapes. J’ai tout d’abord soudé les étamines externes et ensuite soudé l’étamine centrale qui relie la fleur à la bague.



*La technique de la fonte à la cire perdue est un procédé dans lequel le métal en fusion vient remplacer, en le faisant fondre, un modèle en cire placé dans un moule. Cette méthode est connue au moins depuis le IVe millénaire av. J.C.. Cette technique permet de couler des pièces complexes d’un seul tenant (sans soudure) avec une grande précision dans les détails. Elle peut être utilisée pour la réalisation d’une pièce unique en métal à partir d’une maquette. Il est cependant possible de réaliser plusieurs modèles à partir de la maquette en cire originale, en créant un moule en silicone. Ainsi de produire au final des objets de métal en série, à partir d’une maquette unique.

**Le sertissage est une opération consistant à fixer une ou plusieurs pierres précieuses sur un bijou.

***Le laminage est une opération  destinée à transformer des lingots en plaques. L’outil, le laminoir, est  composé de deux cylindres d’acier rectifiés et polis, tournant l’un au-dessus de l’autre en sens inverse et fixés dans un bâti. L’intervalle qui les sépare se règle, permettant de réduire l’épaisseur d’un plané ou d’une feuille. Il peut être commandé par manivelle ou par moteur électrique.

****La filière est un instrument permettant d’étirer des métaux en fil.

Submit a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *